La Bible du Semeur

Ezéchiel 8:1-18

Le départ de la gloire

L’idolâtrie dans le Temple

1Le cinquième jour du sixième mois de la sixième année8.1 C’est-à-dire en septembre 592 av. J.-C., j’étais assis chez moi et les responsables du peuple de Juda étaient assis devant moi. Soudain, la main du Seigneur, l’Eternel, tomba sur moi.

2Je regardai et je vis un être qui ressemblait à un homme8.2 à un homme : d’après l’ancienne version grecque et le contexte. Le texte hébreu traditionnel a : à un feu. Les mots homme et feu se ressemblent en hébreu.. En dessous de ce qui semblait être ses reins, c’était comme du feu, et au-dessus, il y avait comme l’éclat d’un métal.

3Cet être tendit une forme de main et me saisit par une mèche de mes cheveux, et l’Esprit me souleva entre ciel et terre et me transporta dans une vision divine à Jérusalem, à l’entrée de la porte du parvis intérieur du Temple, celle qui est tournée vers le nord, où se trouve la statue de la provocation, celle qui provoque l’Eternel qui ne tolère aucun rival8.3 La statue de quelque idole étrangère (voir Ex 20.5), peut-être celle de Tammouz (v. 14) ou d’Ashéra que Manassé avait dressée dans le Temple (2 Ch 33.7 ; 2 R 21.7).. 4Et voici que la gloire du Dieu d’Israël m’apparut là, exactement comme je l’avais vue dans la plaine8.4 Voir 3.22-23. 8.1 à 11.25 décrit le départ de la gloire de l’Eternel du Temple et de Jérusalem (9.3 ; 10.18-19 ; 11.23). Pour son retour, voir 43.2..

5Et il me dit : Fils d’homme, lève les yeux du côté du nord.

Je levai les yeux du côté du nord, et voici qu’au nord de la porte de l’autel8.5 Celle qui conduisait à l’autel des holocaustes et par laquelle on amenait les victimes dans le parvis., cette statue de la provocation se dressait dans l’entrée. 6Il me dit encore : Fils d’homme, vois-tu ce qu’ils font ? Regarde les pratiques si abominables que les Israélites commettent en ce lieu pour m’éloigner de mon sanctuaire. Mais tu verras encore d’autres abominations très graves.

7Puis il me conduisit à l’entrée du parvis, et je vis qu’il y avait un trou dans le mur. 8Et il me dit : Fils d’homme, perce la muraille.

Je la perçai, et une ouverture apparut. 9Il me dit : Entre et regarde les horreurs abominables qu’ils commettent ici !

10J’entrai et je regardai, et voici que je vis, dessinées sur la paroi tout autour, toutes sortes de représentations de reptiles et de bêtes répugnantes et toutes les idoles de la communauté d’Israël8.10 Voir Ex 20.4 ; Dt 4.16-18 ; Nb 16.. 11Soixante-dix hommes, responsables de la communauté d’Israël, se tenaient debout devant les idoles, chacun d’eux avait en mains son encensoir d’où s’élevait le parfum d’un nuage d’encens, et Yaazania8.11 Yaazania : il ne s’agit pas de la même personne que dans 11.1. Ironiquement, son nom signifie : l’Eternel entend, ironie soulignée au v. 12., le fils de Shaphân, se trouvait au milieu d’eux. 12Le Seigneur me demanda : As-tu vu, fils d’homme, ce que les responsables du peuple d’Israël font en cachette, chacun dans l’obscurité, chacun dans la chambre de son idole ? Car ils se disent : « L’Eternel ne nous voit pas, l’Eternel a quitté le pays. »

13Et il ajouta : Tu vas voir qu’ils commettent encore d’autres abominations aussi graves.

14Il m’emmena à l’entrée de la porte nord du temple de l’Eternel, et je vis des femmes assises là, qui pleuraient la mort du dieu Tammouz8.14 Divinité babylonienne dont on pleurait la mort et dont on célébrait la renaissance selon le cycle de la végétation, par des fêtes joyeuses et licencieuses.. 15Et il me dit : As-tu vu, fils d’homme ? Tu verras encore d’autres abominations plus graves que celles-ci.

16Il m’entraîna vers le parvis intérieur du temple de l’Eternel et voici qu’à l’entrée de ce temple de l’Eternel, entre le portique et l’autel, j’aperçus environ vingt-cinq hommes qui avaient le dos tourné au sanctuaire et se tenaient face à l’orient : ils se prosternaient en direction de l’orient pour adorer le soleil8.16 Culte mentionné en 2 R 23.5-11.. 17Il me demanda : As-tu vu, fils d’homme ? La communauté de Juda estime-t-elle donc qu’il n’est pas suffisant de commettre toutes ces abominations auxquelles ils se livrent en ce lieu ? Faut-il encore qu’ils remplissent le pays de leurs actes de violence et qu’ils reviennent sans cesse m’irriter ? Regarde ! Les voilà qui élèvent le rameau jusqu’au nez8.17 Rite païen. ! 18A mon tour d’agir avec colère ! Je n’aurai pas un regard de pitié et je serai sans merci. Ils auront beau crier à tue-tête vers moi, je ne les écouterai pas.