La Bible du Semeur

Psaumes 137:1-9

Au bord des fleuves de Babylone137 Les fleuves de Babylone sont l’Euphrate et ses canaux, parmi lesquels le Kebar (Ez 1.1 ; 3.15), et peut-être l’Oulaï (Dn 8.2). Il faut leur ajouter, si l’on pense à la Babylonie entière, le Tigre, ses affluents et ses canaux.

1Au bord des fleuves |de Babylone,

nous nous étions assis |et nous pleurions

en pensant à Sion.

2Aux saules de cette contrée,

nous avions suspendu nos lyres.

3Ceux qui nous avaient déportés |nous demandaient des chants,

nos oppresseurs |réclamaient d’être réjouis :

« Chantez-nous, disaient-ils,

quelque chant de Sion ! »

4Comment peut-on chanter |les chants de l’Eternel

sur un sol étranger ?

5Si jamais je t’oublie, |Jérusalem,

que ma main droite |perde sa force !

6Et que ma langue |se colle à mon palais

si je ne pense plus |à toi, Jérusalem,

si je ne te mets plus

avant toute autre joie.

7Souviens-toi, Eternel, |des Edomites137.7 Lors de la destruction de Jérusalem par Nabuchodonosor, les Edomites avaient manifesté de manière indécente leur joie de voir tomber leur rivale (Ez 35.12-14). Cette attitude était d’autant plus odieuse qu’ils étaient de proches parents des Israélites (descendants d’Esaü, frère de Jacob).

qui en ce jour |du malheur de Jérusalem,

criaient bien fort : |« Rasez-la donc,

rasez jusqu’à ses fondations ! »

8O Dame Babylone, |tu seras dévastée !

Heureux qui te rendra

tout le mal que tu nous as fait !

9Heureux qui saisira |tes nourrissons

pour les briser contre le roc137.9 Cruauté coutumière après la prise d’une ville (Es 13.16 ; Os 14.1 ; Na 3.10) pour détruire tout espoir de relèvement. !