La Bible du Semeur

Esaïe 16:1-14

1Envoyez des agneaux comme tribut16.1 Tribut envoyé au roi qui règne à Jérusalem, à l’exemple de Mésha, roi de Moab, d’après 2 R 3.4-5. |au maître du pays

depuis Séla par le désert

jusqu’au mont de Sion.

2Comme des oiseaux fugitifs |chassés hors de leur nid,

seront les filles de Moab |près des gués de l’Arnon16.2 Fleuve principal de Moab qui constituait aussi sa frontière nord..

3« Donne-nous un conseil, |supplieront-elles16.3 Les filles de Moab s’adressent à Jérusalem., |prends une décision !

En plein midi, |étends sur nous ton ombre |comme la nuit.

Cache les expulsés,

ne trahis pas les fugitifs !

4Que les réfugiés de Moab |soient accueillis chez toi16.4 Autre traduction : que les réfugiés de Dieu trouvent refuge en Moab. !

Sois pour eux un refuge |contre le destructeur. »

Car, un jour, l’oppression |va prendre fin,

la dévastation cessera,

et l’oppresseur |aura disparu du pays.

5Il régnera un roi |sur le royaume de David.

Son trône sera stable |car il gouvernera |le peuple avec bonté

et avec loyauté.

Il poursuivra le droit

et sera prompt |à exécuter la justice.

6Nous avons appris à quel point |Moab est orgueilleux,

oui, nous savons son arrogance, |son orgueil et sa présomption,

mais ses discours sont vains.

7Aussi les Moabites |auront lieu de gémir |sur le sort de Moab.

Tous se lamenteront ;

gémissez, consternés,

car il n’y aura plus |de gâteaux de raisin |faits à Qir-Haréseth.

8Les champs de Heshbôn dépérissent,

les maîtres des nations |ont brisé tous les ceps |des vignes de Sibma

qui s’étendaient |jusques à Yaezer

et qui allaient se perdre |jusque dans le désert,

et dont les rejetons |se répandaient au loin, |au-delà de la mer.

9C’est pourquoi moi, je pleure, |oui, je pleure, avec Yaezer, |les vignes de Sibma.

Je vous arrose de mes larmes, |Heshbôn, Elealé,

car sur votre moisson |et sur votre vendange,

les cris de joie se sont éteints.

10La joie et l’allégresse |ont disparu dans les vergers,

et, dans les vignes, |il n’y a plus de cris de joie, |plus de réjouissances,

on ne presse plus le raisin |dans le pressoir.

Je fais cesser les cris de joie.

11C’est pourquoi je frémis, |comme vibre une lyre, |en pensant à Moab,

mon cœur se serre |pour Qir-Harès.

12On voit le peuple de Moab |se donner de la peine |sur les hauts lieux,

et se rendre à son sanctuaire |pour prier ses idoles : |mais il n’y pourra rien.

13Voilà ce qu’a dit l’Eternel depuis longtemps sur Moab. 14Maintenant l’Eternel déclare : Dans trois années, comptées comme l’on compte l’année d’un mercenaire16.14 C’est-à-dire jour pour jour (voir 21.16)., l’élite de Moab, avec sa multitude, si nombreuse soit-elle, sera humiliée et il n’en survivra qu’un reste insignifiant et sans aucune force.